Overblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Nous sommes à 5 Florence, auteur principal du blog Thomas, mon amoureux qui me soutient beaucoup beaucoup Honorine, notre piou piou n° 1 Alianore, notre piou piou n° 2 Florimond, notre piou piou n° 3

Publicité

Edvige : froid dans le dos

Nouveautés au 19/09/2008 sur AFP Yahoo

Fichier Edvige: Alliot-Marie priée de revoir sa copie, la Cnil satisfaite

PARIS (AFP) - Sans craindre de la désavouer, François Fillon a demandé jeudi à sa ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie de revoir de fond en comble le décret instituant le fichier Edvige, évacuant les points les plus sensibles, notamment sur les orientations sexuelles et sur les mineurs.

M. Fillon lui a demandé de saisir dès vendredi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) sur ce nouveau décret.

Le président de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil) Alex Türk s'est félicité vendredi sur Europe 1 de la modification du fichier de police Edvige, en affirmant que "l'essentiel" des points posant problème avait été réglé.

La Cnil devait recevoir le nouveau décret vendredi matin. "On a besoin d'environ un mois pour faire le travail correctement", a estimé M. Türk ajoutant: "Le conseil d'Etat sera ensuite saisi, cela peut se faire en quelques jours et le décret peut sortir, si le gouvernement le souhaite, vers la fin de l'année".

Parmi les points auxquels tenait la Cnil, M. Türk a cité le cas des mineurs de plus de 13 ans. Ils "seront fichés avec cette fois un droit à l'oubli, c'est-à-dire qu'ils seront fichés, semble-t-il, jusqu'à leur majorité mais pas plus". "C'était essentiel pour nous qu'il y ait une limite à la conservation des données qui les concernent", a-t-il dit.

"Nous avions rendu un avis écrit il y a deux mois et demi dans lequel nous disions : +il ne faut pas publier un décret dans lequel il y tel et tel point qui semble devoir être modifié+. Il a été publié quand même, mais c'est à partir de là que la Cnil a commencé son travail, commencé à alerter les parlementaires, l'opinion publique ... et finalement aujourd'hui chacun comprend quel a été son rôle", a ajouté M. Türk.

Exit les "informations relatives" aux personnalités qui "exercent un mandat ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Autre modification majeure : Edvige nouvelle version ne pourra comprendre "aucune donnée touchant à l'orientation sexuelle ou à la santé des personnes" et ce "même à titre exceptionnel".

Concernant les mineurs, si la possibilité de collecter des informations sur ceux qui sont "susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique" est maintenue, elles seront effacées à leur majorité "sauf si un élément nouveau est intervenu". Ce "droit à l'oubli" était une revendication des anti-Edvige.

L'annonce du Premier ministre est intervenue au moment même où Mme Alliot-Marie se présentait devant les députés de la commission des Lois, qui avaient déjà souhaité mercredi soir une modification en profondeur du fichier, dans le sens annoncé par Matignon. Ce que la ministre n'a pu que confirmer.

M. Fillon lui a demandé de saisir dès vendredi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) sur ce nouveau décret.

Les règles encadrant le fichier seront beaucoup plus strictes. Les données ne pourront être collectées que pour des personnes "dont l'activité individuelle ou collective" peut "porter atteinte à la sécurité publique", celles "entretenant ou ayant entretenu des relations non fortuites avec elles", ou "des personnes travaillant dans des secteurs ou des domaines sensibles".

Mme Alliot-Marie a indiqué jeudi qu'un "répertoire administratif des personnalités pourra être tenu dans les préfectures", aux informations limitées.

Elle était pressée de toutes parts de revoir sa copie, les critiques se multipliant, de l'opposition, des associations -qui revendiquent 200.000 pétitionnaires- mais également de la majorité et même du gouvernement, au nom de la défense des libertés publiques.

Le ministre de la Défense Hervé Morin s'en était le premier ému, suscitant un commentaire acerbe de sa collègue de l'Intérieur. Mais Michèle Alliot-Marie n'a pas non plus trouvé de réconfort du côté de l'Elysée.

Pour éteindre l'incendie, le président Nicolas Sarkozy l'avait désavouée la semaine dernière exigeant "une solution dans les tout prochains jours" avec "une règle très simple: tout ce qui n'est pas indispensable à la sécurité des Français, il faut l'enlever".

Les députés s'en sont aussi mêlés, la commission des lois, comprenant des députés de droite et de gauche, formulant neuf recommandations qui de fait vidaient de sa substance le décret initial.

Le dernier désaveu est donc venu de Matignon. François Fillon, dont l'entourage indique qu'il "s'est personnellement impliqué" dans ce dossier, a reçu jeudi matin à sa ministre de l'Intérieur.

Le patron du Parti socialiste, François Hollande s'est félicité d'une "marche arrière" du gouvernement, tout en regrettant l'absence de tout débat au Parlement -le fichier étant créé par décret- et en regrettant que subsistent selon lui "des points d'ombre" sur la consultation des fichiers.

François Bayrou, président du MoDem, qui avait appelé à un "mouvement de refus républicain" du fichier Edvige, a immédiatement salué sa "disparition", y voyant "une victoire pour la démocratie".

   




Nouveautés au 14/07/2008 : le pétition ici http://nonaedvige.ras.eu.org/petitions/index.php

Voici ce que j'ai découvert ce soir. Cela me sidère par le contenu et le détail demandé et me fait peur. Ce qui est étonnant c'est le parallèle que je fais avec mon livre du moment "le mystère des Dieux" de Bernard Werber

Voici un article d'un blog réactionnaire face au PR français mais ca en dit  long sur ce qui est à craindre...

http://sarkononmerci.fr/files/edvige-et-fichage.html

Ca serait peut etre intéressant de se souvenir de ce qui s'est passé il y a 70-80 ans bien avant la 2e GM et ce que l'on connait. Moi ca me fait froid dans le dos. Et vous ?

Le texte ci-dessous vient de l'AFP

Le fichage des mineurs "susceptibles" d'infractions provoque des remous

2 juil. 2008

PARIS (AFP) — Le nouveau fichier Edvige qui permet de recenser dès 13 ans les mineurs "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" a suscité mercredi l'indignation de la gauche et d'associations.

Un décret paru mardi au Journal officiel a donné naissance au fichier Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale), que gèrera la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP), reprenant une partie des attributions des anciens Renseignements généraux (RG).

Edvige pourra recenser les mineurs, dès 13 ans, "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", notamment pour des violences urbaines. Jusqu'à présent, les mineurs ne pouvaient être fichés que dans des bases de données recensant des infractions commises.

Pour le PS, Delphine Batho a stigmatisé un dispositif "porteur de nombreuses dérives" et ne visant "qu'à masquer l'impuissance du gouvernement face à une escalade des violences qui se poursuit...".

La LCR y a vu "l'espionnage généralisé de la population, dont le fichier Edwige n'est qu'un élément".

Pour le premier syndicat d'éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (Snpes-PJJ/FSU), "sans qu'aucune infraction ne soit commise, des mineurs dès 13 ans seront fichés en raison de leur +activité+ individuelle ou collective, sans aucune définition ni encadrement juridique de cette activité".

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) a jugé Edvige "incompatible avec l'Etat de droit", s'inquiétant d'une "redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens".

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, rappelant que 13 ans est l'âge "fixé par la loi pour la majorité pénale", a expliqué cette évolution par "une recrudescence de la délinquance des mineurs" qui "représente pratiquement 20% des faits de délinquance".

Pour justifier l'inscription de mineurs "susceptibles" d'enfreindre la loi, elle a cité l'exemple des "trafiquants majeurs (qui) utilisent des mineurs de 13, 14 ans, pour faire le guet, pour transporter de la drogue".

Le fichier ne sera "utilisé que dans des cas extrêmement limités et (sera) très encadré", a promis la ministre.

Selon le décret, Edvige contiendra des "données à caractère personnel" telles que l'état-civil, adresses, numéros de téléphone et courriels, ainsi que les "signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement".

Ces informations seront notamment "relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".

Edvige s'intéressera aux personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique", ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

"En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s'investir pour leur cité", résume le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), soulignant que la police est aussi autorisée à consulter Edvige en cas d'"enquêtes administratives pour l'accès à certains emplois ou à certaines missions".

"L'enregistrement des données à caractère personnel n'a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu", dénonce le syndicat.

Selon le SM, qui examinera toute forme d'action juridique pour empêcher sa mise en oeuvre", Edvige est "un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d'opposition citoyenne".
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Big brother, mais en pire...Purée, c'est flippant!.On va tous nous faire virer coolabos ou quoi???Plus moyens d'être libres et anonymes... Tous fichés!!!!
Répondre