Nous sommes à 5 Florence, auteur principal du blog Thomas, mon amoureux qui me soutient beaucoup beaucoup Honorine, notre piou piou n° 1 Alianore, notre piou piou n° 2 Florimond, notre piou piou n° 3
Savez-vous à quoi l’on reconnait une catastrophe liée au réchauffement climatique ? A sa violence, répondront les écologistes convaincus. A sa capacité à soulever l’indignation, répondront les membres du GIEC. A rien, répondront les médias.
Car nous en sommes là. Le Bangladesh vient de subir le pire cyclone de ces dernières années. Sont petit nom, Sidr. Des vents à 250 km/h, de la pluie comme jamais, et au final… 10 000 morts estimés et des millions de réfugiés. Plus de récoltes, rien. La misère, la détresse.
Face à cela, les médias devraient en faire la une et nos gouvernants auraient dû déjà envoyer des milliers d’euros pour essayer de faire quelque chose. Mais on y réfléchit encore. Les ONG sont déjà sur place (le Bengladesh est un des pays les plus pauvre du monde) donc tout va bien… Ben oui déléguons encore et toujours sur les ONG.
Mais, n’êtes vous pas un peu étonnés que l’on ne nous parle pas plus de ce cyclone ? D’autant plus qu’il était plus qu’exceptionnel…
Et bien cela devient difficile. Car depuis des années, les médias, les gouvernements, la classe politique et les people, tentent de minimiser l’impact du réchauffement climatique, tout comme le GIEC et les dirigeants des grandes puissances. Comment maintenant dire que Sidr est le premier d’une longue série ? Que le réchauffement est déjà là et qu’on ne le stoppera pas ? Impossible ! Du coup, on minimise, ça passe. En plus c’est un pays pauvre dont tout le monde se fout, comme dirait Etienne Mougeotte, du moins sa marionnette dans les Guignols. N’y voyez pas une théorie du complot, non. C’est juste un appauvrissement de la presse et du journalisme. On fait plus du people et du spectacle qu’autre chose aujourd’hui.
En attendant, le Bangladesh vient de subir l’un des traumatismes les plus violents que l’on puisse imaginer. Et ce n’est que le début. Pendant que certains continuent à faire « comme si tout allait bien, et au pire le réchauffement sera contrôler », d’autre paye le prix de la vanité de l’homme.
Il est plus que temps de changer de politique, de mode de vie, non pour empêcher le réchauffement climatique (il est déjà là) mais pour essayer de le freiner, de le minimiser.