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Nous sommes à 5 Florence, auteur principal du blog Thomas, mon amoureux qui me soutient beaucoup beaucoup Honorine, notre piou piou n° 1 Alianore, notre piou piou n° 2 Florimond, notre piou piou n° 3

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Conférence Michel Odent (2)

Les besoins physiologiques de la femme qui accouche

 

 

Voilà en vrac, les points que j'ai retenu. Certains points m'ont beaucoup parlé puisque c'est essentiellement grâce à eux que j'ai pu accoucher naturellement.  

 

Premier point de la conférence, un rappel de l'utilité de l'ocytocine et de l'endomorphine.  

 

L'ocytocine est secrétée naturellement par la femme qui accouche pour aider le travail ; l'endomorphine est secrétée naturellement par la femme pour aider à gérer la douleur.  

 

Un facteur important vient perturber la sécrétion de l'ocytocine et par la même de l'endomorphine : l'adrénaline. En effet, l'adrénaline (hormone du stress) empêche d'ocytocine de faire son travail correctement.  

 

Une femme qui accouche a besoin d'avoir un taux d'adrénaline très très bas pour avoir les muscles au repos. Ainsi, cela évite la consommation d'énergie inutile.  

 

Un rappel de la théorie physiologique. Celle-ci essaye de corriger les idées préconçues. Depuis des millénaires, les femmes ont été inhibées dans leur fonction de femme au moment de l'accouchement, de part la culture. Ces inhibitions viennent du néocortex (la partie du cerveau qui réfléchit) alors que pendant l'accouchement, la femme a surtout besoin du cerveau archaïque. Bref, nous réfléchissons trop pendant notre accouchement alors que nous devons plutôt être au calme.  

 

Michel Odent a remarqué plusieurs facteurs essentiels pour une femme qui accouche :  

 

§         Le silence qui aide à la concentration de la femme vers son bébé à naître. Il faut donc éviter les visites impromptues des gynécologues, des sages-femmes qui viennent pour poser des questions, faire des remarques inutiles ; éviter le matériel bruyant et étranger.  

 

§         La position penchée en avant permet l'élimination de la souffrance fœtale et aide à la position du bébé.  

 

§         Les femmes n'aiment pas trop se sentir observées. Elles aiment des actes répétitifs qui aident à faire baisser le taux d'adrénaline (musique de fond, chant, etc)  

 

Après la naissance, la femme atteint un degré élevé d'ocytocine si bien sur il n'a pas été perturbé par autre chose. Pour atteindre ce taux élevé (qui permet après la naissance d'éjecter le placenta sans aide extérieure), il faut garder la chaleur de la mère (bien penser à la couvrir après la naissance comme pour le bébé) et aussi le peau à peau du bébé sans distraction aucune.  

 

Je n'ai pas pu tout retenir. Dans les questions qui ont été posées :  

 

§         Le cordon : il est préférable de le laisser un maximum jusqu'à la sortie du placenta. Lorsque la femme atteint son pic d'ocytocine, un flux de sang est envoyé au bébé (30ml, si je me souviens bien du chiffre). Si on coupe le cordon trop vite, le bébé perd donc tout ce flux et il y a plus de risque alors d'anémie ou de jaunisse.  

 

§         La présence du père : pour lui le père n'est pas essentiel car il est facteur d'adrénaline pour la mère. Or quand dans une pièce quelqu'un ressent un stress, la femme le ressent aussi. A cela, je ne suis pas d'accord à partir du moment où le père est bien préparé et à avoir son rôle. Le père a été présent lors des naissances à partir du moment où la famille a été restreinte. La femme n'avait donc que son compagnon comme personne de confiance. C'est un fait que les hommes qui ne sont pas préparés à gérer la douleur de leur femme, peuvent effectivement perturber le travail par leur stress (tout comme le service médical) mais pour moi cela dépend de l'homme et aussi de la femme donc du couple. Sans Thomas, je n'aurais effectivement pas pu accoucher dans les meilleures conditions en fonction de mon choix d'accouchement car je n'avais pas d'autres personnes de confiance.  

 

De même, il faut garder à l'esprit le besoin de sécurité de la femme. Si sa sécurité à elle est là, elle aura plus de facilité pour le travail. Certaines femmes aiment ne pas avoir devant leurs yeux tout le matériel médical, préfère avoir une lumière tamisée. D'autres préfèrent être au milieu des monitorings avec fortes lumières.  

 

En conclusion de cette conférence (ma conclusion à moi), quand il n'y a pas d'interférence médicale pour une grossesse normale et donc un accouchement normal, la femme devrait avoir à sa disposition un personnel discret mais compétent pour l'aider au mieux dans ce passage.  

 

Pour rappel, la péridurale, les déclenchements sont les premiers facteurs de césarienne et de souffrance fœtale pour un bébé.  

 

 

 

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